03 novembre 2008publié à 18:54
Sur le site de Yahoo Actualités, un article récent, à propos du film pornographique mettant en scène un sosie de Sarah Palin, proposait en outre cet innocent lien contextuel : « plus d'articles sur la présidentielle américaine » ; cet article parlait donc des élections présidentielles (?!). Cette bavure, si je puis dire, en dit long sur la pipolisation de l'Histoire, et l'intêret évident que suscite le media Internet dans ce remue-ménage ; comme nous l'indiquions précédemment, rumeur, loufoquerie et polémique passent souvent pour les trois mamelles d'Internet.
Sarah Palin, qui, soit dit en passant, semble subir le même sort que Ségolène Royal (rappelez-vous), devient ainsi la cible préférée de tous les médias (y compris personnels) qui s'en donnent à coeur joie. Lors des festivités d'Halloween, le "déguisement Sarah Palin" a fait fureur ; pire mieux, la vogue des pendaisons successives de Sarah Palin et de Barak Obama — exercice de sorcellerie qui n'est sans rappeler l'épisode des poupées vaudous du Président.

Flickr, Andrew Sea
Ce phénomène expiatoire est aussi vieux que le monde : de l'homme de Cro-Magnon peignant des taureaux sur les parois de cavernes (premiers médias) jusqu'aux marionnettes des Guignols de l'Info, l'homme alimente chaque jour son combat contre les forces supérieures. Internet sera simplement à l'avenir son média de prédilection.
Notons que le Président, en mal (officiellement) avec sa poupée, a alors tout intêret (officieusement) à faire enfler la polémique ; en politique comme ailleurs, la notoriété d'un produit (profane ou religieux) est proportionnelle au nombre de figurines à son effigie, écoulées sur le marché.