20 janvier 2009publié à 19:28
Les études confirment notre intuition : cette crise aura au moins un avantage (elle en a bien d'autres), l'avantage de nous ramener peu à peu à l'essentiel, à l'utile, au précieux, et nous éloigne irrémédiablement du superflu, du futile, du gadget (1) — cause première de la funeste bulle technologique des années double zéro... Souvenez–vous des frigidaires "on line" et autre bizarrerie.
A titre d'exemple, il y a quelques jours, Google a annoncé qu'il renonçait sagement aux développements de certains de ses gadget-maisons : entre autres Notebook (143 utilisateurs à ce jour), Jaiku (vs Twitter) et Dodgeball (localiseur pour Mobile) ; des trucs dans le fond dont on se demandait d'ailleurs à quoi ils pouvaient bien servir, n'en déplaise à certain.

Flickr, Brendan Wilkinson
Oui, la crise va nous obliger (elle nous oblige déjà) à penser utile, bienveillant, ergonomique, à penser humain en quelque sorte ; en particulier, les nouveaux médias doivent intégrer de toute urgence cette valeur en amont, en aval, au sommet, à chaque instant. Tout idée doit être passée au crible de l'utile — dans son sens le plus fort : qui rend service. Tout nouveau projet, petit ou grand, modeste ou ambitieux, gratuit ou payant, doit répondre en quelque sorte à la question fondamentale : qu'avons-nous TOUS à y gagner ?
Désormais, soignons l'utile et l'agréable….
(1) Concernant le mot « gadget » le Petit Robert (Tome 1) propose une définition spartiate : « gadget (mot anglais), objet amusant et nouveau ». Le dictionnaire de l'Internaute en dit un peu plus et ajoute « mais pas obligatoirement utile » ; Quant à Encarta msn, il ose même : « objet dont on ne sait pas bien à quoi il peut servir » ou pire « fausse solution à un vrai problème ».