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12 septembre 2008publié à 11:17

La vraie vie est ailleurs

Composé de petits carrés noirs et blancs et ressemblant étrangement au code braille, le Flashcode est annoncé comme la version 2D du code barre classique exploitable via un mobile compatible disposant d'un logiciel de reconnnaissance de caractère téléchargeable ici.

Photographiées à l'aide d'un vulgaire téléphone mobile, ces petites pastilles optiques permettent (ou plutôt permettront dans un proche avenir) de connecter en un seul clic son terminal mobile vers un site Internet ou une vidéo, de recevoir un sms, de gérer un appel téléphonique, d'enregister une carte de visite numérique sur son répertoire,...

Notons au passage, que la ressemblance du flashcode avec son confrère « le code braille » pourrait laisser présumer que les consommateurs soient définitivement pris pour des aveugles tatonnant dans le paradis urbain, mais bon…

Les applications semblent infinies et fascinantes : visionner une vidéo associée à l'article d'un magazine papier (le magazine pourrait à terme ne comporter plus qu'un simple sommaire), écouter les commentaires d'une œuvre dans un musée sans emprunter l'infâme appareil mis à disposition par les autorités culturelles, télécharger la bande annonce d'un film en « flashant » le code inséré sur l'affiche, présenter son entreprise en mode multimédia à partir d'une carte de visite, accéder à des services spécifiques à partir d'une affiche 4x3, etc, etc. Bref, et en chiffres, d'ici fin 2008, Orange prévoit un million de téléphones équipés du lecteur compatible, et quatre millions d'ici fin 2009.

Ce nouveau service nomade trouve tout naturellement un vif intérêt dans le monde de la presse papier, jusqu'à présent en mal d'interactivité, pour n'employer qu'un euphémisme ; selon Xavier Dordor, directeur de l'APPM (Association pour la Promotion de la Presse Magazine), « Grâce aux codes 2D, l'interaction avec le lecteur (sera) rendue possible au moment même de la lecture d'un article (…) Si le public suit, nous étendrons ce test à tous les magazines qui en émettront le souhait ».

Reste à savoir si les « mobinautes » accepteront eux, d'utiliser un service (de plus) qui nécessite tout de même une connexion data (payante à l'unité) atteignant très vite le prix d'un magazine… papier.

Autre mauvais présage, et non des moindres : le Japon exploite ce type de "tag" (appelé là-bas QR, pour Quick Response) depuis des années ; 90% des japonais en sont de ferrus utilisateurs, démontrant une nouvelle fois leur gout inné pour les gadgets… sans lendemain.

Parions pourtant que ce lien idéal entre la vraie vie et la vie virtuelle trouve sa véritable place, à une seule condition : qu'il soit… gratuit ! Le 21ème siècle sera gratuit ou ne sera pas !

NB : l'agence neo05 prévoit en 2009 d'expérimenter cette technologie sur l'ensemble des musées de Midi-Pyrénées.

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